La FREUQ‑CSQ adresse ses attentes à la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur
La Fédération de la recherche et de l’enseignement universitaire du Québec (FREUQ‑CSQ) a salué la nomination d’Elsie Lefebvre comme ministre de l’Enseignement supérieur et a invité le gouvernement à faire de l’université une priorité nationale face à plusieurs difficultés structurelles.
« L’enseignement supérieur doit faire partie intégrante des états généraux sur l’éducation annoncés par le nouveau gouvernement. Cet exercice est indispensable pour établir un diagnostic rigoureux, entendre les acteurs du milieu et convenir collectivement des orientations qui permettront au réseau de relever les défis de demain. » — Vincent Beaucher, président de la FREUQ‑CSQ
Dans son communiqué, la Fédération identifie plusieurs défis :
- Baisse du nombre d’étudiantes et d’étudiants internationaux ;
- Sous‑financement persistant des établissements ;
- Pressions budgétaires importantes sur les universités.
La FREUQ‑CSQ propose que les états généraux servent à dresser un diagnostic partagé et à définir des orientations durables pour renforcer l’enseignement et la recherche au Québec. L’organisation se dit prête à collaborer avec le gouvernement pour trouver des solutions.
Vincent Beaucher souligne le rôle central de plusieurs catégories de personnel universitaire souvent moins visibles, en rappelant leur contribution à la qualité de la formation et au dynamisme scientifique :
- les chargées et chargés de cours ;
- les responsables de formation pratique ;
- les professionnelles et professionnels de recherche.
La FREUQ‑CSQ insiste aussi sur l’impact des technologies, notamment de l’intelligence artificielle, qui modifient les façons d’apprendre, d’enseigner et de produire des connaissances. Pour la Fédération, ces outils ne remplacent pas le jugement humain et renforcent plutôt la nécessité de disposer d’équipes qualifiées, diversifiées et stables pour accompagner ces transformations.
Le communiqué se veut une main tendue au nouveau ministère afin d’ouvrir des discussions qui, selon la FREUQ‑CSQ, doivent porter à la fois sur le financement, la valorisation des personnels universitaires et l’adaptation du réseau aux enjeux technologiques et démographiques.