Une campagne provinciale consacrée au radon est lancée pour la période 2026-2027 par l’Association pulmonaire du Québec (APQ), avec la collaboration de Santé Canada. L’initiative « Villes et municipalités contre le radon » doit se poursuivre jusqu’au 31 mars 2027.
Un gaz naturellement présent dans le sol
Le radon est un gaz radioactif produit par la décomposition de l’uranium présent dans les roches et le sol. Comme il est invisible, inodore et sans goût, sa présence ne peut pas être détectée par les occupants d’une habitation sans mesure de la concentration.
D’après l’APQ, le radon constitue la deuxième cause de cancer du poumon au Québec, derrière le tabagisme. L’association le présente aussi comme la principale cause de ce cancer chez les personnes qui n’ont jamais fumé. Le risque augmente lorsqu’une exposition se prolonge dans un espace fermé.
Le gaz peut entrer dans une résidence par des fissures dans les fondations ou par diverses ouvertures qui communiquent avec le sol. La campagne invite la population à mesurer la concentration de radon à domicile et à agir lorsque les niveaux constatés sont trop élevés. Le contenu de l’initiative souligne que les personnes qui fument sont particulièrement exposées au risque, tout en précisant que les non-fumeurs peuvent également être concernés.
Vingt municipalités engagées
Pour cette édition, 20 municipalités québécoises participent déjà à la démarche. Sept d’entre elles sont désignées comme villes partenaires :
- Cap-Saint-Ignace;
- Notre-Dame-des-Neiges;
- Sainte-Christine-d’Auvergne;
- Nominingue;
- Beaumont;
- Candiac;
- Saint-Joseph-du-Lac.
Treize autres municipalités prennent aussi part à la campagne, notamment Saint-Denis-sur-Richelieu, Sainte-Lucie-de-Beauregard, Laurierville, Saint-Georges-de-Windsor et Sainte-Marie-Madeleine. Leur participation s’inscrit dans l’objectif de mieux faire connaître les risques associés à la présence de radon dans les habitations québécoises.