Un ancien bâtiment du YMCA situé rue Décarie, dans l’arrondissement de Saint-Laurent, est au cœur d’un projet d’adaptation aux pluies abondantes. L’immeuble se trouve dans une zone encaissée où les inondations se répètent, notamment lors d’épisodes de précipitations importantes.
À l’été 2024, deux débordements successifs ont touché le secteur, dont un après le passage de la tempête Debby. Les trottoirs et la rue avaient alors été submergés. Le Collectif 1745, un regroupement d’organismes locaux qui a récemment acquis la propriété, affirme que les écoles voisines et les immeubles résidentiels du secteur sont également exposés.
« Lors des pluies abondantes, les trottoirs deviennent complètement impraticables, la rue est complètement inondée. »
Le bâtiment, construit en 1959, nécessite d’importants travaux. Il compte une superficie de 26 000 pieds carrés, soit environ 2 400 mètres carrés, et est entouré de deux écoles primaires ainsi que de plusieurs immeubles d’appartements.
Des travaux réalisés en plusieurs étapes
La planification de la rénovation tient compte des problèmes de ruissellement observés aux environs de trois mois. Une première intervention a déjà été menée sur la toiture : le gravier et le goudron ont été remplacés par une membrane blanche destinée à limiter les effets d’îlot de chaleur.
- Le sous-sol a été refait avec des matériaux qui ne se détériorent pas au contact de l’eau;
- les réseaux d’eaux pluviales et d’eaux usées doivent être séparés;
- deux bassins de rétention pourront emmagasiner 95 mètres cubes d’eau.
Les travaux sur le terrain sont prévus au printemps prochain. La séparation des conduites doit éviter que les eaux de pluie et les eaux usées soient dirigées simultanément vers le réseau d’égouts. Les bassins auront une capacité comparable à celle d’environ deux piscines creusées résidentielles.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Année de construction | 1959 |
| Superficie | 26 000 pi² (environ 2 400 m²) |
| Rétention prévue | 95 m³ |
Le Collectif 1745 estime que ces mesures ne régleront pas à elles seules tous les problèmes du secteur, mais qu’elles devraient réduire la pression exercée sur les infrastructures municipales lors des épisodes de pluie intense.