Le conseil municipal de Saint-Edmond-de-Grantham risque d’être paralysé après la démission de cinq des six conseillers. Le maire Richard Kirouac doit maintenant saisir les autorités provinciales compétentes de cette situation, qui compromet la tenue normale des séances.
Malgré l’absence prévisible de quorum, la population demeurait conviée à la séance du conseil prévue mardi soir. Le maire a rappelé que la réunion ne pouvait pas être annulée avant d’avoir effectivement lieu. La présence ou l’absence du nombre requis d’élus devait donc être constatée au moment de la séance.
«C’est donc ce soir qu’on va savoir [s’il y a quorum]», a déclaré le maire Richard Kirouac.
Les motifs avancés par les élus démissionnaires ne sont pas tous connus. Dans sa lettre de départ, l’ancienne conseillère Audrey Morin affirme avoir été la cible de propos dénigrants qui s’apparenteraient à de l’intimidation. Un autre élu démissionnaire, Steve Courchesne, a évoqué une incompatibilité de valeurs pour expliquer sa décision.
Les départs successifs préoccupent des résidentes rencontrées par Radio-Canada, qui souhaitent un retour au fonctionnement normal de l’hôtel de ville.
- Cinq postes de conseillers sont vacants;
- le conseil compte désormais un seul conseiller en fonction, en plus du maire;
- une élection partielle devra être déclenchée si les sièges demeurent vacants.
À moins d’un changement de situation, une élection partielle devra ultérieurement être organisée afin de pourvoir les cinq postes. D’ici là, l’administration municipale devra composer avec l’incertitude entourant la capacité du conseil à délibérer et à adopter des décisions.