Les tablettes réfrigérées consacrées aux œufs se dégarnissent dans plusieurs épiceries du Québec. Cette situation découle d’un conflit de travail à l’usine de la Ferme Saint-Zotique, en Montérégie, où une partie importante de la production québécoise est triée, nettoyée et emballée.
Une usine au cœur de la distribution
La Ferme Saint-Zotique reçoit des œufs provenant de producteurs québécois afin de les classer selon leur grosseur et leur couleur, puis de les préparer pour l’expédition. L’établissement traite 20 millions d’œufs par semaine et reçoit environ 30 % des œufs du Québec.
Ces opérations reposent sur le travail de 120 employés. Selon les informations rapportées par TVA Nouvelles, les relations entre le personnel et la direction étaient tendues depuis cinq ans, notamment en raison d’un désaccord sur les conditions de travail et la rémunération.
Les travailleurs ont commencé une grève le 1er octobre.
Un arrêt depuis le 2 octobre
Après quelques heures de grève, la direction a déclenché un lock-out le lendemain. Les employés ne peuvent donc plus entrer dans l’usine ni recevoir leur salaire pendant la durée du conflit. L’établissement est à l’arrêt depuis le 2 octobre.
Les œufs qui auraient normalement été traités à Saint-Zotique sont plutôt acheminés vers l’Ontario. Cette réorganisation ralentit le classement, le nettoyage et l’emballage, ce qui retarde ensuite l’arrivée des produits dans les commerces québécois.
- Lieu : Saint-Zotique, en Montérégie
- Part de la production québécoise concernée : 30 %
- Volume traité chaque semaine : 20 millions d’œufs
- Début du lock-out : le 2 octobre
Des négociations prévues en novembre
Les employés et la direction doivent reprendre les négociations au cours du mois de novembre. L’objectif est de parvenir à une entente et de mettre fin au conflit qui perturbe actuellement le traitement et la distribution des œufs dans la province.