La nomination de Jacinthe-Eve Arel comme chef de cabinet du ministre délégué à l’efficacité gouvernementale et à l’allégement réglementaire de l’État, Sébastien D’Astous, provoque des réactions chez plusieurs partis d’opposition. Québec solidaire (QS) demande au gouvernement péquiste de retirer cette nomination annoncée jeudi soir.
Des positions passées au cœur des critiques
Le co-porte-parole de QS, Sol Zanetti, reproche notamment à Mme Arel ses prises de position publiques, qu’il associe à la droite américaine. La nouvelle chef de cabinet devient la principale conseillère politique de Sébastien D’Astous, qui relève d’abord du président du Conseil du Trésor, Alain Therrien.
Le compte de Mme Arel sur le réseau X demeurait accessible vendredi, mais aucune publication n’y était visible. La chroniqueuse et ex-animatrice s’était récemment opposée vivement à la tenue d’un sommet sur l’itinérance, alors que cet événement figure parmi les engagements importants du Parti québécois. Elle avait aussi défendu le partage d’une vidéo de Robert Kennedy Junior.
«Mme Arel est compétente, elle a beaucoup d’expérience en cabinet.»
La vice-première ministre, Catherine Gentilcore, a défendu la nomination sur les ondes de RDI. Elle a soutenu que le Parti québécois forme une «coalition» pouvant réunir des sensibilités allant de la gauche à la droite. Selon elle, l’expérience de Mme Arel dans la réduction de la taille de l’État devrait être évaluée avant ses publications passées.
- Québec solidaire demande l’annulation immédiate de la nomination;
- le Parti conservateur du Québec estime que Mme Arel se trompe en prêtant sa voix au Parti québécois;
- le Parti libéral du Québec réclame que le PQ explique la compatibilité entre les positions de Mme Arel et les siennes.
Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, affirme que Mme Arel permet au Parti québécois d’utiliser une voix issue de la droite. Dans un message transmis à La Presse Canadienne, le Parti libéral du Québec a pour sa part demandé au gouvernement de préciser en quoi les idées de la nouvelle chef de cabinet correspondent à celles du parti au pouvoir.
Le gouvernement péquiste a refusé de commenter directement la justification de cette nomination par l’entremise d’un porte-parole. Les nominations de chefs de cabinet suscitent habituellement peu de réactions publiques au Québec, mais celle de Mme Arel a rapidement déclenché une controverse.