Louis-José Houde s’apprête à présenter un spectacle nourri par une période marquante de sa vie : les huit années durant lesquelles il a accompagné sa sœur auprès de leur mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Décédée en juin, celle-ci occupe une place indirecte dans une œuvre où l’humoriste affirme plutôt porter son regard sur lui-même et sa sœur.
Le projet s’est construit sur une longue période. Houde dit avoir produit environ 350 pages de matériel avant d’arrêter la forme de cette prestation d’une durée d’environ une heure et demie. Ce qui devait d’abord être un numéro consacré à cette expérience s’est progressivement transformé en plusieurs segments, puis en un spectacle complet.
« La maladie d’Alzheimer est une maladie rocambolesque qui a amené des situations drôles et des quiproquos dus à la perte de la mémoire. Cependant, je retourne surtout ça vers moi et ma sœur, je ne ris pas vraiment de notre mère ou des personnes en perte d’autonomie. »
Le traitement d’un sujet associé à la maladie, au deuil et à la perte d’autonomie a demandé un travail particulier sur le ton. L’humoriste explique avoir présenté ses textes graduellement devant le public, en commençant par les passages les plus accessibles avant d’aborder des zones plus sensibles.
Un rodage plus long que pour ses précédentes tournées
Houde affirme avoir expérimenté davantage ses blagues pour cette création que pour les six spectacles précédents qu’il a présentés en tournée. Les essais lui ont permis de mesurer la réaction du public et de retirer certains passages, même lorsqu’ils lui semblaient solides sur le plan comique.
- Huit ans d’écriture consacrés au spectacle;
- environ 350 pages de matériel rédigé;
- une représentation d’environ 90 minutes;
- un travail de rodage portant notamment sur le deuil, la tristesse et la colère.
Diplômé de l’École nationale de l’humour en 1998, Louis-José Houde dit aussi trouver dans cette démarche une façon de transformer des situations difficiles en matière humoristique. Le spectacle aborde ainsi une maladie incurable sans faire de la personne en perte d’autonomie la cible principale des blagues.